EMPLOIS NEUTRES

« Joe Biden, président woke[…] Ayant un pouls et une conscience, comment peut-il ne pas être woke, c’est-à-dire conscient du racisme, de la discrimination, de l’injustice? » (La Presse, avril 2021)

« Être woke signifie d’abord et avant tout être éveillé, être particulièrement sensible aux inégalités et aux injustices sociales. Si le terme renvoie habituellement aux représentants de la communauté noire, être woke ne se limite pas à la couleur de la peau» (Le Journal de Québec, mai 2021)

« À l’origine, être woke, c’est être éveillé aux injustices qui frappent les plus marginalisés de la société. […] Ici, il sert à décrire à la fois ceux qui combattent le racisme anti-noir, l’islamophobie, la transphobie et défendent les droits des autochtones en demandant de déconstruire le système hérité du colonialisme. » (La Presse, février 2021)

« Comme diraient les jeunes : je suis un peu « woke » ! (Rires) Dans le sens que je connais les sources d’oppression. Être une femme lesbienne a fait en sorte que j’ai vécu des oppressions. J’ai vu comment on traitait de ces questions-là dans les médias. J’ai vécu de la frustration par rapport à ça. Donc, lorsque je vois des situations qui touchent d’autres communautés marginalisées, je les comprends. » (La Presse, mars 2021)

« Si le terme est historiquement lié à la lutte contre le racisme envers les Afro-Américains, les individus qui se revendiquent aujourd’hui  »woke » embrassent plusieurs grandes causes : la lutte antiraciste et contre les violences policières (le mouvement Black Lives Matter encore très actif); le réchauffement climatique (les fortes mobilisations lors des marches pour le climat); les combats pour l’égalité femmes-hommes (#metoo) » (Le Monde, septembre 2021).

« Écoutons les wokes. Au-delà des guerres de mots, il y a des notions sur lesquelles on peut s’entendre. Comme l’envie commune de rendre notre monde plus beau, et plus juste. […] J’ai interrompu ma lecture quelques instants pour méditer ce passage : ainsi, les baby-boomers qui ont inauguré mon alma mater étaient des wokes. » (L’actualité, mai 2021)

« Woke est assez vite devenu le signe de ralliement d’une gauche cherchant à combattre les préjugés raciaux, mais aussi sexistes, homophobes, grossophobes. Sont  « éveillés » ceux qui sont sensibles tant aux injustices trop longtemps acceptées qu’à la destruction de l’environnement. Les woke ne ferment plus les yeux, restent en alerte » (L’Obs, octobre 2021)


II EMPLOIS PÉJORATIFS

« Avec les militants wokeconvaincus, il n’y a malheureusement aucune posture qui ne prête pas le flanc à leur dénonciation sans nuance » (La Presse, février 2021)

« […] c’est de la confrontation que jaillit la vérité. Une discussion unilatérale, lors de laquelle tous les participants sont bien-pensants et woke, ne mène à rien » (Le Devoir, mars 2021)

─ NOM ÉPICÈNE

« Ce discours antifrancophone […] est repris par des militants wokes se revendiquant de la « diversité » expliquant à leur société d’accueil qu’elle est de trop chez elle, et que le peuple québécois doit s’effacer pour que puisse enfin advenir l’inclusion » (Le Journal de Montréal, juillet 2021)  

─ NOM ÉPICÈNE

« Comme les marxistes, les woke veulent faire table rase du passé et réécrire l’Histoire. Le plus grave est peut-être que cette folle tentative de groupes minoritaires de détruire la civilisation et la culture occidentales ne se heurte à aucune résistance organisée » (Le Figaro, mars 2021)

 « Les militaires pensent que les wokes poussent à la  »haine entre les communautés ». Ils les accusent de mépriser la France, ses traditions et sa culture. Ils dénoncent  »les islamistes et les hordes des banlieues »  qui détachent des parcelles de territoire où la Constitution française ne s’applique plus. […] Les wokes prétendent détruire l’héritage culturel occidental sous prétexte qu’il est l’œuvre de personnes dont la peau était blanche » (Le Journal de Québec, mai 2021)

« Les  « woke » se sentent blessés et voudraient faire table rase d’un passé qu’ils fantasment. […] Cela crée un relativisme historique qui laisse penser que chaque génération est coupable aux yeux de celle qui la suit. Pourquoi serait-ce la faute d’Homère, de Platon ou d’Alexandre si des antiracistes voient dans leurs œuvres de quoi nourrir leurs angoisses et leurs obsessions? » (Le Figaro, juin 2021)« Un woke, selon le premier ministre, c’est une personne » qui veut nous faire sentir coupables de défendre la nation québécoise [et] de défendre ses valeurs ». Il estime que le chef de Québec solidaire est woke en contestant, entre autres, la Loi sur la laïcité de l’État ( «loi 21 »), qu’il associe aux valeurs québécoises. Pour M. Legault, s’opposer à cette loi adoptée par le gouvernement caquiste est  »un des éléments » qui définit un woke au Québec, surtout quand on affirme que cette loi est discriminatoire.  « Pour moi, un woke, c’est quelqu’un qui voit de la discrimination partout », a-t-il dit » (La Presse, septembre 2021)